Edmond Couchot

Photo d'Edmond CouchotEdmond Couchot est Docteur d’État et Professeur émérite des universités. Il a dirigé la formation Arts et Technologies de l’Image à l’Université Paris 8 pendant une vingtaine d’années et a participé aux recherches du laboratoire Images numériques et Réalité Virtuelle. Il s’intéresse, en tant que théoricien, aux relations de l’art et de la technologie et a publié sur ce sujet une centaine d’articles dont les premiers remontent aux début des années quatre-vingt et cinq livres : Images. De l’optique au numérique, Hermès, 1988, La Technologie dans l’art, J. Chambon, 1998, L’Art numérique, en collaboration avec N. Hillaire, Flammarion, février 2003, Des images, du temps et des machines dans les arts et la communication, Chambon-Actes Sud, 2007 et La Nature de l’art. Ce que les sciences cognitives nous révèlent sur le plaisir esthétique, Hermann, mai 2012. Plasticien d’origine, Edmond Couchot, dès les années soixante-cinq, a créé des dispositifs cybernétiques interactifs réagissant au son et sollicitant la participation du spectateur. Depuis quelques années, les ressources du « temps réel » lui ont permis de prolonger ces recherches.

Ouvrages principaux

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Edmond Couchot & Norbert Hillaire, 2009. L’art numérique. Comment la technologie vient au monde de l’art, Editions Champs Art, Paris, 260 pages.

Depuis les années 1990 sont apparues de nouvelles formes artistiques, toutes fondées sur l’usage des technologies numériques : images de synthèse, dispositifs interactifs, multi et hypermédia, art en réseau... Ce phénomène gagne les arts contemporains en général, et la photo, le cinéma, la vidéo, les spectacles vivants recourent de plus en plus à ces technologies, se revivifient et se transforment à leur contact.Les auteurs de cet ouvrage retracent l’histoire de l’art numérique, en dressent un panorama mondial et en relèvent les nouvelles tendances. Ils analysent aussi les raisons qui l’ont maintenu à l’écart du champ artistique "officiel" et soulignent ce qui fait rupture et continuité avec les objets, les fonctions, les supports et les territoires antérieurs de l’art. En quoi l’art numérique est-il l’art de l’hybridation par excellence ? Quels bouleversements profonds les technologies numériques introduisent-elles dans les modes de production, de diffusion et de conservation des œuvres, dans le marché de l’art, et dans le rapport souterrain mais crucial qui s’instaure désormais entre l’art et la science ? Comment envisager les rapports entre l’art, la culture et la technologie à l’âge des industries numériques mondialisées ?

 

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Edmond Couchot, 2012. La nature de l’art. Ce que les sciences cognitives nous révèles sur le plaisir esthétique, Hermann, Paris, 310 pages.

La nature de l’art décrit les hypothèses, les expérimentations et les théories produites depuis une soixantaine d’années par des chercheurs appartenant à des disciplines très différentes fédérées sous le terme de sciences cognitives. Leur ambition commune : traiter de l’art comme d’un objet « naturel », non transcendantal et objectivement connaissable. Au fil du temps, ces chercheurs ont mis à jour des processus neurologiques et psychobiologiques qui sous-tendent le plaisir de l’amateur d’art et la création artistique. Ils ont apporté des éclaircissements sur les inter-relarions entre le biologique et le culturel, l’émotion, le plaisir esthétique et la raison, le rôle de l’art dans la communication intersubjective et les origines animales de la culture humaine, et montré que si l’autonomie de l’homme en tant qu’être biologique n’est que relative, en revanche la connaissance de ses propres limites et du cadre tracé par l’évolution du vivant, loin d’être une contrainte à sa liberté, le rend davantage conscient de la manière de l’exercer. Les recherches dans le domaine de la naturalisation de l’art restent cependant confinées à l’intérieur d’un périmètre assez étroit. Les ouvrages, articles et actes de colloques internationaux s’adressent à des spécialistes. Ils utilisent un langage spécifique et traitent de thèmes très compartimentés : aucun auteur ne dresse un tableau général et historique de ce que les sciences cognitives apportent de neuf à la réflexion sur l’art et aux pratiques artistiques elles-mêmes. Le présent ouvrage voudrait donc conquérir un lectorat de non-spécialistes, mais suffisamment averti pour qu’il y trouve un aliment digeste capable de satisfaire sa faim de connaissance.

 

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Edmond Couchot & Xavier Lambert, à paraître. Les processus de réception et de création des oeuvres d’art. Approches à la troisième et à la première personne, éditions L’Harmattan, Paris, 192 pages.

Cet ouvrage est écrit à quatre mains et porte sur la relation entre création artistique et sciences de la cognition. Louvrage propose deux approches de lexpérience esthétique. Une approche en troisième personne mobilisant des modèles propres aux systèmes dits auto-organisateurs issus de la biologie dédiée à la réception des uvres dart et une approche en première personne rendant compte par auto-analyse dune pratique artistique vécue qui sappuie également sur de tels systèmes, systèmes eux-mêmes liés aux concepts démergence et de complexité.